38,00 

Informations complémentaires

Poids 1000 g
Dimensions 24 × 24 × 1,9 cm
Auteur

Tarek Charara

Impression

Bichromie

Pages

160

Éditeur

Étincelles éditions

ISBN

2-9523871-0-9

100 en stock

Chassés de leurs terres, 750 000 Palestiniens fuient leur patrie en 1948.
Aujourd’hui les Nations unis recensent 5 201 419 réfugiés palestiniens qui vivent dans des conditions inacceptables, entassés dans 59 camps disséminés à travers le Moyen-Orient:
Gaza, Cisjordanie, Liban, Syrie, Jordanie…
Au Liban, près de 500 000 Palestiniens (sur)vivent dans 12 camps officiels sans droits civils ni politiques.

Tarek Charara nous offre, à travers «à l’ombre de Chatila», une image tendre et inhabituelle des habitants du plus connu des camps de réfugiés palestiniens au Liban. Laissant de côté les différences, Tarek Charara se concentre sur ce qui rassemble, tranches de vie qui, sur fond de malheur tragique, contiennent tous les éléments d’un quotidien presque «normal».

Dans la lumière de Chatila

Aucun lieu en Palestine, aucun camp de réfugiés palestiniens au monde n’a autant de signification pour moi que Chatila. J’y ai fait mes premiers pas de militante lorsqu’en 1968, réagissant à la défaite de juin 1967, je pris la décision d’adhérer au Fatah, le mouvement de libération national palestinien. J’y ai vu le déclenchement de l’Intifada, la première, en 1969, qui mit fin au règne dur de la Sûreté Générale et du 2e bureau de l’armée libanaise pour confier la gestion du camp à l’OLP et au comité populaire mis en place par les réfugiés eux-mêmes. Ce fut une immense fête.

C’est aussi à Chatila que je fis face, pour la première fois, aux soldats de l’armée israélienne, qui envahit Beyrouth en Septembre 1982 et organisa les massacres1 de la population civile dont je fus témoin avec Jean Genêt.2 Ce fut une immense tragédie.

Pour toutes ces raisons, c’est avec beaucoup d’émotion, de douleur, mais aussi de joie, que j’ai retrouvé les images sobres et dignes des habitants de Chatila que Tarek Charara nous donne à voir. Pour ces mêmes raisons, Chatila fut un lieu de lumière, dans le long parcours du peuple palestinien. Pour lire l'intégralité de la préface de Leila Shahid, cliquez ici.